LA QUESTION D’AUTRUI CHEZ HUSSERL A PARTIR DE L’ANALYSE DE DESCARTES

Dr Marcellin KONGBOWALI,
Maître-Assistant de Philosophie
Université de Bangui
RESUME :
La réflexion sur la question d’autrui comme articulation de pensée rigoureuse et thématique est très récente en philosophie. Autrui apparaît essentiellement, comme l’expression d’une question qui se pose à partir de la conscience subjective dont la problématique sera réellement amorcée avec la pensée moderne. Cela dit, en tant que fondement absolu de la connaissance, le sujet est seul face à des représentations. Il vise les objets qui lui sont extérieurs dans un acte d’intentionnalité et grâce auquel il s’éprouve comme existant bien que ce ne soit pas le cas avec Descartes dont le cogito n’a pas besoin d’extériorité pour s’auto-attester ou s’éprouver. Dès lors, comment, ce sujet souverain, certain de soi, fondement de la certitude, peut-il accéder à un autre sujet ? Comment peut-il reconnaître l’existence d’un autre sujet puisque le seul accès à la subjectivité réside dans le rapport à soi ?
Pour avoir une compréhension correcte, il faut une approche qui soit descriptive et non purement déductive. Car, autrui n’est pas une substance ou une essence qui aurait une existence séparée de toute visée de la conscience. Ainsi, c’est du côté de la phénoménologie d’inspiration husserlienne que nous emprunterons les outils conceptuels pour comprendre son fondement dans les pensées de la conscience et saisir la singularité de cette relation. Ce qui ne peut se faire en notre sens, sans s’en référer à Descartes dont les vues sont assez précises sur la question et dont la méthode annonce celle de Husserl.
Mots clés : autrui, sujet, cogito, subjectivité, « je », moi, autre, solipsisme.

ABSTRACT
No available
Keywords : others, subject, cogito, subjectivity, ‘’I’’, ego, other, solipsism.

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